Namaste

(A l’heure où je t’écris je survole l’Inde direction Mumbai de son ancien nom Bombay).

Après une semaine dans le Nord de l’Inde, je m’envole pour le Sud de l’Inde pour deux semaines.

Ce voyage est un vrai périple je pense que je vais en sortir crevée.

L’Inde est si paradoxale.
Si immense.

Beaucoup de réunionnais nous ont conseillé d’aller dans le Sud.

D’ailleurs la plupart des réunionnais qui se rendent en Inde viennent uniquement dans le Sud.
Pour quelle raison ?
Je ne sais pas exactement.

(D’ailleurs si tu sais, n’hésites pas à me le dire en commentaire).

Mais je te le dirai une fois que j’aurai tout visité.

Du coup je peux te parler du Nord.

J’ai traversé et visité 5 villes au total : Delhi, Haridwar, Rishikesh, Agra et Jaipur.

Le programme initial était beaucoup plus chargé.

Quand j’ai organisé ce voyage il y a des mois…
J’avais prévu de visiter 9 villes au total.

Lorsque tu planifies quelques chose.

Tu vois souvent les choses en grand.

Et tu idéalises le résultat.

Tu veux faire le maximum de choses en pensant que tout est possible.

Je savais que l’Inde était immense.
Et que les distances entre chaque ville se comptaient en centaines de kilomètres.
8 ou 10h de route pff un détail je me disais.

Et puis finalement cela se transforme en vrai périple dans un pays comme l’Inde.

Les voitures sont aussi nombreuses que les gens.
Le trafic est un bordel sans nom.
Sur les routes tout se côtoie !
Les taxis, les poids lourds, les motos, les voitures, les bœufs et les éléphants.

Et ça klaxonne dans tous les sens pour n’importe quelle raison.

Dans ce brouhaha ces indiens semblent y trouver un sens.

Un ordre.

Les voitures se frôlent.
Parfois il me suffit de tendre la main pour toucher un marchand posté au bord de la rue.

Tout le monde veut passer.
Même dans le sens contraire.
Et tout le monde finit par passer.

Un trajet de 5 min t’en prend finalement 30.

Et puis finalement les trajets en voiture ont eu raison de moi.

Quand tu débarques dans un pays aussi différent, les choses te paraissent beaucoup plus compliqué.

Finalement j’ai choisi de privilégier mon bien être quitte à ne pas tout voir.

Et à ne pas pouvoir tout faire.

C’est souvent le piège lorsque tu voyages.

Je me suis dis que ça serait sans doute le seul voyage dans ce pays avant longtemps.
Et je voulais pouvoir profiter un maximum de ce qu’il pouvait m’offrir.

Mais ce n’est pas possible.

Parfois dans la vie il faut savoir accepter que certaines choses soient indépendantes de ta volonté.

Que l’on ne peut pas tout contrôler.

Même avec toute la volonté du Monde.

Ce que tu t’imagines dans la tête peut ne pas forcément se dérouler comme prévu.

Donc ça sert à quoi de planifier tu vas me dire ?

A imaginer un plan B un plan C et même un plan Z.

Quand rien ne se déroule comme tu le désires.
Quand les évènements que tu avais préparé avec minutie.
Imaginés et organisés ne donnent pas le résultat que tu espérais.
Ne baisses pas les bras.
N’abandonnes pas.

Si ça n’a pas marché c’est que ça devait se dérouler autrement.

Mais prépares toi à retomber sur tes pattes.

A ne pas tomber d’une tour de 8 mètres mais seulement de 2 étages.

S’il y a un problème c’est qu’il y a forcément une solution.
Même si tu n’y crois pas au premier abord.
Crois moi.
Il faut rêver grand.
Imaginer l’impossible.

Mais surtout savoir accepter ce que tu ne peux changer.

Réussir à passer pas une fenêtre lorsque la grande porte est close.

Savoir s’adapter est l’une des premières règles lorsque tu te lances dans l’entreprenariat.Tout comme lorsque tu voyages.

Rien n’est immuable ou intangible.

Rien n’est catastrophique non plus.

Finalement, après réflexion, j’ai quitté le Nord (où c’est l’hiver en ce moment) pour retrouver la chaleur du Sud.
Et découvrir autre chose, de nouveaux paysages.

Je continue mon aventure dans le Sud.

Et je te raconte la suite très bientôt.

A bientôt.


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